Portrait du réalisateur

RéalisateurLe travail documentaire de Martin Frigon trouve ses racines et son inspiration en Gaspésie, coin de pays maritime, forestier et minier du Québec. Alors qu'il découvre le cinéma direct, Martin se tourne vers cette région de son enfance et explore la parole riche et colorée de ses habitants. Pêcheurs côtiers dans Mourir au large et mineurs floués par la multinationale Noranda dans Make money. Salut, bonsoir! prennent la parole et militent en faveur dêun avenir meilleur pour la Gaspésie, ce véritable «tiers-monde intérieur» qu'on a très symptomatiquement nommé «région-ressource». Le genre documentaire lui permet de donner une voix aux «laissés pour compte», à ces remarquables oubliés dont la mémoire est rapidement évacuée par les actualités et lêhistoire officielle.

Avec Mirages d'un Eldorado, son dernier film, il poursuit cette démarche dans lêhémisphère sud. Lors du tournage de Make money. Salut, bonsoir!, Martin Frigon apprend que la Noranda relocalise sa fonderie gaspésienne de Murdochville dans le nord du Chili. Dès lors, la suite du premier documentaire sêimpose. Il signe ici un film dérangeant sur le comportement des minières canadiennes à lêétranger.

Outre ses occupations de documentariste, Martin Frigon, qui se passionne pour la parole, la critique sociale et l'histoire, embrasse l'écriture et publie simultanément un premier livre, Contes, légendes et récits de l'Outaouais, aux Éditions Trois-Pistoles.